En tant qu'e-commerçant, une question revient sans cesse : combien de temps faut-il vraiment garder les factures ? La réponse simple et sûre, c'est 10 ans. Cette durée permet de couvrir toutes vos bases, que ce soit d'un point de vue commercial ou fiscal. En gardant tout pendant une décennie, vous vous mettez à l'abri des contrôles et des litiges potentiels. C'est votre meilleure assurance tranquillité.
Pour un e-commerçant, jongler avec les factures peut vite ressembler à une corvée administrative. On a tendance à la repousser, préférant se concentrer sur la préparation des commandes ou la dernière campagne marketing. Grosse erreur. C'est en réalité un pilier de votre activité, une protection indispensable pour votre entreprise et votre trésorerie.
Chaque facture, qu'elle soit envoyée à un client ou reçue d'un fournisseur, est bien plus qu'un simple bout de papier (ou un PDF). C'est une preuve. Une preuve qui a une valeur juridique et fiscale capitale.
Imaginez un contrôle fiscal qui tombe à l'improviste. Comment justifieriez-vous vos plus grosses dépenses, comme vos campagnes Google Ads ou vos achats de stock, sans les factures correspondantes ? Pensez aussi à un litige avec un client sur une marketplace comme Amazon ou directement sur votre boutique Shopify. Sans la preuve de la transaction, comment vous défendre ? Ce ne sont pas des scénarios catastrophes, mais des risques bien réels du quotidien d'un vendeur en ligne.
Ne pas prendre au sérieux la conservation de ses documents peut coûter très cher. Les conséquences ne sont pas juste théoriques, elles peuvent plomber votre rentabilité de manière spectaculaire.
La conservation des factures, ce n'est pas juste une contrainte administrative. Voyez-la comme une assurance pour la santé financière de votre e-commerce. Chaque euro que vous dépensez sans pouvoir le justifier est un euro qui risque de vous coûter bien plus cher en cas de contrôle.
Ce guide ne va pas se contenter de lister des délais. L'idée est de vous aider à transformer cette obligation en un véritable atout pour votre business.
Quand vos factures sont bien organisées, vous obtenez une vision limpide et précise de la santé financière de votre boutique. C'est ce qui vous permet de calculer vos marges réelles, d'analyser vos coûts d'acquisition client et, au final, de prendre les bonnes décisions pour faire grandir votre entreprise.
Nous allons donc voir ensemble les délais légaux exacts pour chaque type de document et les sanctions possibles. Mais surtout, nous verrons comment des outils modernes comme Bizyness peuvent automatiser tout ça pour vous. L'objectif est simple : vous libérer l'esprit pour que vous puissiez vous concentrer sur ce qui compte vraiment : vendre.
Se retrouver face à la pile de factures et de justificatifs de son entreprise peut vite donner le vertige. Combien de temps faut-il garder tout ça ? La question est légitime, mais la réponse est heureusement plus simple qu'il n'y paraît. En réalité, tout repose sur deux logiques juridiques distinctes, chacune avec sa propre durée.
C'est souvent cette dualité qui crée la confusion. Pourtant, une fois qu'on a saisi le pourquoi du comment, la gestion des archives devient tout de suite plus claire. Il suffit de comprendre pourquoi ces deux délais existent pour ne plus jamais se tromper.
Imaginez que vos archives soient un coffre-fort protégé par deux serrures. Pour l'ouvrir et vous débarrasser sereinement de vieux papiers, il vous faut impérativement les deux clés.
Le cadenas commercial : 10 ans. Cette durée nous vient du Code de commerce. Son but ? Vous protéger en cas de litige avec un client ou un fournisseur. Une facture, c'est la preuve d'une transaction. Si un client conteste un paiement des années plus tard ou qu'un fournisseur vous réclame un impayé, c'est ce document qui vous sauvera la mise. Ce long délai de 10 ans vous assure d'avoir toujours les preuves nécessaires pour défendre vos droits.
Le cadenas fiscal : 6 ans. Celui-ci est imposé par le Livre des procédures fiscales. L'objectif est tout autre : permettre à l'administration fiscale de contrôler votre comptabilité. Pendant 6 ans, un inspecteur peut débarquer et vous demander de justifier n'importe quelle ligne de vos déclarations, que ce soit pour la TVA, l'impôt sur les sociétés ou une charge déduite.
Ce schéma résume parfaitement la situation et la hiérarchie entre ces deux obligations.

On voit bien que la durée commerciale de 10 ans "avale" la durée fiscale de 6 ans. C'est la clé pour comprendre la bonne pratique à adopter.
Alors, on garde 6 ans ou 10 ans ? La réponse est sans appel : on garde toujours la durée la plus longue.
Même si l'administration fiscale ne peut, en général, pas remonter plus de 6 ans en arrière, un litige commercial, lui, peut éclater bien après. En conservant tous vos documents pendant 10 ans, vous êtes couvert sur les deux fronts. C'est la seule et unique façon d'avoir l'esprit tranquille.
Le principe de précaution est votre meilleur allié. Archiver pour 6 ans vous laisse une épée de Damoclès commerciale au-dessus de la tête pendant 4 ans. Archiver pour 10 ans élimine tout le risque.
Cette obligation de 10 ans est d'ailleurs gravée dans le marbre de la loi. L'article L123-22 du Code de commerce est très clair : les entreprises doivent conserver leurs factures (clients comme fournisseurs) et toutes les pièces comptables justificatives pendant 10 ans après la clôture de l'exercice.
Dans le monde du e-commerce, le terme "pièce justificative" est très large. Il ne s'agit pas juste de la facture que vous envoyez à votre client. C'est tout un écosystème de documents qu'il faut archiver avec soin.
Voici une petite liste, loin d'être exhaustive, des papiers à garder précieusement pendant 10 ans :
Bien comprendre ces durées et l'étendue des documents à conserver est la première étape vers une gestion saine et sans risque. Pour approfondir le sujet, n'hésitez pas à consulter notre guide complet sur le délai de conservation des documents. Maintenant que les bases sont posées, voyons ce que vous risquez concrètement si vous ne respectez pas ces règles.
Négliger les délais de conservation de vos factures n'est pas qu'une simple erreur administrative. C'est un risque financier direct qui peut sérieusement entamer la rentabilité de votre e-commerce. Les conséquences ne sont pas de vagues menaces, mais des sanctions concrètes et chiffrées qui peuvent vite faire très mal.
Voyez cet archivage non pas comme une contrainte, mais plutôt comme une assurance. Sans elle, votre entreprise s'expose à des pénalités qui coûtent bien plus cher qu'une bonne organisation. Les contrôles fiscaux ne sont pas une légende urbaine, et la toute première chose qu'un inspecteur vérifiera, c'est la validité de vos pièces justificatives.
L'absence d'une seule facture lors d'un contrôle peut déclencher une réaction en chaîne, où chaque maillon manquant se transforme en perte sèche pour votre entreprise.
La première sanction, la plus immédiate, est l'amende pour non-présentation de documents comptables. Si l'administration fiscale vous réclame une facture et que vous êtes incapable de la fournir à temps, des pénalités financières s'appliquent.
C’est l’article 1734 du Code général des impôts qui encadre cela. Même si l'oubli est involontaire, l'impact sur votre trésorerie est, lui, bien réel. Cette sanction a un but simple : rappeler que la conservation de toutes les factures justifiant votre comptabilité est une obligation, pas une option.
Ne pas pouvoir présenter une pièce justificative, c'est un peu comme arriver à un péage d'autoroute sans son ticket. Vous ne payez pas seulement le trajet manquant, mais le tarif le plus élevé possible. L'administration applique une logique similaire : sans preuve, elle peut retenir le scénario qui vous est le moins favorable.
Mais cette amende n'est que la partie visible de l'iceberg. Le vrai danger financier se cache ailleurs, dans les conséquences indirectes de ce manquement.
C'est là que ça devient vraiment douloureux pour un e-commerçant. Le principe est d'une simplicité redoutable : pas de facture, pas de charge déductible.
Imaginez que vous ayez dépensé 10 000 € en publicités sur Google Ads ou en achat de stock. Si vous n'avez pas la facture correspondante sous la main, l'administration fiscale est en droit de considérer que cette dépense n'a jamais eu lieu.
Réintégration au bénéfice imposable : La charge de 10 000 € est "réintégrée" à votre résultat. Concrètement, votre bénéfice imposable augmente artificiellement de cette somme. Vous paierez donc de l'impôt sur les sociétés (ou sur le revenu) sur de l'argent que vous avez pourtant bel et bien dépensé.
Perte de la déduction de TVA : En parallèle, sans facture en bonne et due forme, vous perdez le droit de déduire la TVA sur cette dépense. Sur 10 000 € HT, cela représente une perte nette de 2 000 € de TVA que vous ne pourrez jamais récupérer.
Ce double effet peut transformer une simple erreur d'archivage en un véritable cauchemar pour votre trésorerie.
Ces sanctions ne sont pas de pures hypothèses. Les statistiques le prouvent : une mauvaise gestion des documents est une cause très fréquente de redressement. On estime que près de 75 % des entreprises françaises contrôlées ont été redressées pour non-respect des durées de conservation des factures. Une étude de la Cour des comptes chiffre même le coût moyen d'un redressement lié à ces manquements à 12 000 €. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter des analyses sur l'impact des délais de conservation sur le blog de Sage.
Investir dans un système d'archivage fiable, et si possible automatisé, est donc bien plus rentable que le coût potentiel d'une seule erreur. C'est l'assurance de maximiser vos déductions et de naviguer sereinement à travers vos obligations légales.
Pour un e-commerçant, l'idée même de jongler avec des classeurs remplis de factures papier semble sortie d'un autre temps. Passer au numérique est une évidence pour gagner en efficacité et en sécurité. Mais attention, on ne peut pas faire n'importe comment. Pour que l'administration fiscale reconnaisse vos documents, la numérisation doit suivre des règles du jeu bien précises.
Un simple scan ou une photo prise à la va-vite avec un smartphone n'a, en soi, aucune valeur juridique. En cas de contrôle, un tel document sera vu comme une simple copie, et donc insuffisant pour justifier vos charges ou votre TVA.

Pour qu'une facture numérisée ait la même force qu'un original papier, elle doit obtenir le statut de « copie fiable ». Ce n'est pas automatique ; il faut mettre en place un processus de numérisation qui respecte des critères techniques très stricts.
Pour qu'un document papier scanné devienne un justificatif numérique incontestable, votre méthode de numérisation doit garantir trois conditions essentielles, définies par l'article A102 B-2 du Livre des procédures fiscales.
Imaginez que votre copie numérique est un objet de valeur, scellé dans une boîte transparente. On doit pouvoir voir parfaitement son contenu (lisibilité), savoir qui a posé le sceau et quand (authenticité), et être absolument certain que personne ne l'a ouvert ou modifié depuis (intégrité).
Pour atteindre ce niveau de sécurité, il ne suffit pas d'un bon scanner. Il faut des procédés techniques spécifiques.
Concrètement, pour créer une copie fiable, il faut utiliser des technologies qui viennent "verrouiller" le document numériquement. Le but est de créer une empreinte numérique infalsifiable, qui atteste de son état à un instant T.
Les méthodes les plus courantes pour y parvenir sont :
Ces technologies sont les seules qui permettent de satisfaire les exigences de l'administration. Sans elles, la loi vous oblige à conserver l'original papier en plus de votre copie numérique pendant 6 ans. Cela annule une bonne partie de l'intérêt de la dématérialisation ! Pour aller plus loin, notre guide sur la solution de gestion électronique des documents détaille ces différents aspects.
C'est pourquoi s'équiper d'un outil spécialisé qui gère ces procédés est indispensable. Il transforme une contrainte légale un peu complexe en un véritable atout pour votre gestion : gain de place, accès instantané à vos archives et recherche simplifiée.
La théorie, c'est bien beau. Mais la pratique, c'est ce qui compte vraiment. Savoir qu'il faut garder ses factures 10 ans est une chose, mais mettre en place un système pour y arriver sans y laisser ses week-ends en est une autre. Surtout pour un e-commerçant qui doit jongler entre Shopify, ses campagnes sur Meta et ses fournisseurs. L'organisation, c'est le nerf de la guerre.
Voici une checklist concrète, pensée pour vous, afin de bâtir une véritable forteresse administrative à l'épreuve des contrôles. Voyez chaque étape comme une brique essentielle pour construire un système d'archivage non seulement conforme, mais aussi intelligent.
La première erreur, et la plus courante, c'est de laisser ses justificatifs éparpillés aux quatre vents. Une facture Stripe par-ci, un rapport de vente Amazon par-là, une note de frais oubliée dans une boîte à chaussures... C'est la recette parfaite pour le chaos.
L'objectif est simple : créer un hub unique où tout converge. Il faut connecter vos plateformes de vente (Shopify, WooCommerce), vos processeurs de paiement (Stripe, PayPal), vos régies publicitaires (Meta, Google) et vos comptes bancaires à un seul et même endroit. Avoir cette vision à 360° est le point de départ indispensable d'une gestion saine.
On l'a vu plus haut, un simple scan balancé dans un dossier sur votre ordinateur ne suffit plus. Pour enfin vous libérer de la contrainte de garder les originaux papier, votre système d'archivage numérique doit garantir deux choses : l'intégrité et l'authenticité de chaque document.
Choisissez une solution qui propose un archivage à valeur probante. Concrètement, cela veut dire que chaque facture numérisée est scellée numériquement, ce qui la rend infalsifiable et donc parfaitement recevable par l'administration fiscale. C'est la seule façon de passer au 100 % digital en toute sérénité.
D'un point de vue purement fiscal, la législation française impose une conservation des factures et pièces justificatives pendant 6 ans à compter de la date d'établissement ou de la dernière opération comptable. Cette règle est stipulée à l'article L102 B du Livre des procédures fiscales. Face à des contrôles de la DGFiP de plus en plus fréquents, un manque documentaire peut rapidement chiffrer.
Retrouver une facture précise datant d'il y a trois ans ne devrait pas vous prendre plus de 30 secondes. Pour y arriver, il n'y a pas de secret : il faut une convention de nommage claire et appliquée à la lettre.
Un bon système de nommage pourrait ressembler à ça : AAAA-MM-JJ_TypeDocument_NomFournisseur_MontantHT.pdf. Par exemple : 2024-10-26_Facture_GoogleAds_1500EUR.pdf. C'est simple, mais ça rend vos archives immédiatement lisibles et faciles à trier.
Votre système d'archivage est le cœur de votre conformité administrative. Avez-vous pensé à ce qui se passerait en cas de panne de disque dur, de cyberattaque ou même d'une simple erreur humaine ? Une seule copie, c'est jouer à la roulette russe.
La règle du "3-2-1" est une excellente pratique à adopter : gardez 3 copies de vos données, sur au moins 2 supports différents, dont 1 copie hors site (dans le cloud, par exemple). Une solution professionnelle sérieuse s'occupe de ça automatiquement pour vous.
C'est la dernière étape, et sans doute la plus importante : éliminer les tâches manuelles. Une solution d'automatisation comme Bizyness se connecte à vos différentes sources, va chercher chaque justificatif dès sa création, le renomme correctement selon vos règles et l'archive dans votre coffre-fort numérique sécurisé.
Cela transforme la gestion de vos factures. D'une corvée récurrente et fastidieuse, elle devient un processus qui tourne en arrière-plan, en silence. Vous êtes enfin libre de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : la croissance de votre business. D'ailleurs, pour une gestion vraiment complète, il est pertinent d'intégrer dans cette logique d'automatisation des cas plus spécifiques comme la facturation des frais de déplacement.
La gestion des factures et des justificatifs, c'est une obligation légale, c'est vrai. Mais ça ne devrait pas devenir votre métier principal. Jongler manuellement avec ce flux constant de documents, c'est non seulement une perte de temps considérable, mais c'est aussi la porte ouverte aux erreurs. Heureusement, il est aujourd'hui possible de transformer cette corvée en un processus fluide et complètement autonome.
Le but du jeu n'est plus de se demander combien de temps garder les factures diverses, mais plutôt de faire en sorte que cette conservation se fasse toute seule, en arrière-plan, pendant que vous vous concentrez sur ce qui compte vraiment : faire grandir votre boutique en ligne.

Imaginez un système qui se branche directement au cœur de votre activité. Il se connecte à votre Shopify, à vos marketplaces comme Amazon, ou encore à vos processeurs de paiement tels que Stripe et PayPal. Chaque fois qu'une vente est réalisée, une facture conforme, avec le bon taux de TVA, est créée sur-le-champ.
Mieux encore, cette facture n'est pas juste générée pour être oubliée sur votre bureau. Elle est immédiatement classée et archivée dans un coffre-fort numérique sécurisé. Le tout, sans que vous n'ayez à lever le petit doigt. Voilà ce que proposent les outils de gestion financière modernes, pensés spécifiquement pour l'e-commerce.
La véritable automatisation, ce n'est pas seulement de stocker des fichiers. C'est de créer un écosystème où chaque transaction génère, qualifie et met à l'abri sa propre preuve comptable, prête pour un éventuel contrôle fiscal.
Une plateforme d'automatisation digne de ce nom ne se contente pas de jouer le rôle d'armoire numérique. Elle devient le véritable copilote financier de votre entreprise.
Cette approche change radicalement votre rapport à la compta. Si le sujet vous intéresse, notre article sur comment automatiser les tâches administratives vous donnera des pistes concrètes.
L'automatisation financière vous fait basculer d'une posture réactive, où vous passez votre temps à courir après les justificatifs, à une gestion proactive. Vous ne vous demandez plus si vous êtes en règle ; vous le savez. La conformité n'est plus un souci, mais une fondation solide sur laquelle bâtir votre croissance.
C'est là que réside toute la différence : la technologie prend en charge la rigueur administrative, vous libérant l'esprit pour innover, vendre et faire connaître votre marque. Vous ne subissez plus la complexité, vous la maîtrisez grâce à des outils conçus pour votre réalité d'e-commerçant.
Même avec le meilleur guide du monde, il reste souvent quelques zones d'ombre, ces petites questions pratiques qui trottent dans la tête. C'est tout à fait normal. J'ai rassemblé ici les interrogations les plus fréquentes des e-commerçants pour y apporter des réponses claires, nettes et sans détour.
L'idée ? Vous donner des solutions concrètes pour que vous soyez parfaitement à l'aise avec la gestion de vos archives.
Oui, absolument. C'est un point qui surprend souvent, mais le statut de micro-entrepreneur, bien qu'allégé sur le plan comptable, ne vous dispense pas du tout des règles de conservation.
Les délais légaux sont les mêmes pour tout le monde : 10 ans pour le Code de commerce et 6 ans pour l'administration fiscale. Chaque euro qui sort pour une dépense pro ou qui rentre grâce à une vente doit être justifié par un document officiel. Il n'y a pas d'exception.
Pas de panique, ça arrive. La première chose à faire, et la plus simple, est de contacter votre fournisseur. Demandez-lui un duplicata de la facture ; il a la même valeur légale que l'original et règlera le problème immédiatement.
Si pour une raison ou une autre, c'est impossible, vous allez devoir reconstituer la preuve de la transaction. Rassemblez tout ce que vous avez : le bon de commande, la preuve de paiement (votre relevé bancaire ou une capture d'écran de la transaction Stripe), le bon de livraison, et même les échanges d'e-mails liés à cet achat. Cet ensemble de documents montrera votre bonne foi et pourra justifier la dépense en cas de contrôle.
Perdre une facture n'est pas dramatique, mais cela doit rester une situation exceptionnelle. C'est justement pour éviter ce coup de stress que la numérisation et un système d'archivage automatique changent la vie. Une fois qu'un document est enregistré numériquement, le risque de le perdre devient quasi nul.
Dès qu'un ticket de caisse sert à justifier une dépense professionnelle (un petit achat de matériel, un repas d'affaires…), il devient une pièce comptable à part entière. Vous devez donc le conserver selon les mêmes règles, soit 10 ans.
Petite subtilité, cependant : si vous voulez récupérer la TVA sur cette dépense, un simple ticket de caisse ne suffit généralement pas. L'administration fiscale demande une facture en bonne et due forme, qui détaille la TVA. Le bon réflexe ? Toujours demander une facture en plus du ticket. Et surtout, numérisez-les tout de suite, car l'encre des tickets de caisse a la fâcheuse tendance à s'effacer avec le temps.
Voilà une excellente question. Un simple PDF sauvegardé sur votre ordinateur n'a pas de valeur probante aux yeux de la loi. Pour qu'une facture numérique soit considérée comme fiable, elle doit être archivée d'une manière qui garantit deux choses : son intégrité (personne ne l'a modifiée depuis sa création) et son authenticité (on est certain de son origine).
Concrètement, cela se fait via des solutions techniques comme la signature électronique avancée ou un système d'archivage à valeur probante. En cas de contrôle, ce n'est pas le fichier en lui-même que vous présentez, mais la preuve, fournie par ce système, que le document est resté intact depuis le premier jour.
Et si vous passiez de la gestion manuelle à la totale tranquillité d'esprit ? Avec Bizyness, chaque vente que vous réalisez sur Shopify, Amazon ou Stripe déclenche la création automatique d'une facture conforme, qui est ensuite archivée en toute sécurité. Découvrez comment Bizyness peut prendre en charge votre comptabilité pour vous laisser vous concentrer sur ce qui compte vraiment.
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