30/8/2025

Gestion de note de frais : Astuces pour tout simplifier

Découvrez comment optimiser votre gestion de note de frais avec nos conseils pratiques, règles URSSAF et outils automatisés. Gagnez du temps dès maintenant!

On ne va pas se mentir, la gestion des notes de frais est souvent la bête noire des services administratifs. On a tendance à la voir comme une simple formalité comptable, mais en réalité, c'est un processus qui pèse lourd sur le quotidien : il grignote un temps précieux, entame le moral des équipes et, au final, affecte la santé financière de l'entreprise.

Le vrai coût des notes de frais : bien plus qu'une simple addition

La gestion des notes de frais à l'ancienne, avec ses tableurs et ses piles de justificatifs, est un véritable gouffre. D'un côté, vous avez des salariés frustrés par des délais de remboursement à rallonge. De l'autre, des équipes comptables au bord de la crise de nerfs à force de saisies répétitives. Derrière ce tableau se cachent des coûts invisibles qui, mis bout à bout, finissent par peser très lourd. Cette charge administrative n'est pas un détail, c'est un vrai sujet stratégique.

Image

Ce que l'on voit, et surtout ce que l'on ne voit pas

Le coût d'une note de frais ne se résume pas aux montants remboursés. Le vrai prix à payer se niche dans la lourdeur du processus lui-même. Chaque étape, depuis le moment où votre collaborateur récupère son ticket de restaurant jusqu'à la validation finale en comptabilité, génère des frais indirects. Le temps qu'un commercial passe à remplir son fichier Excel, c'est du temps qu'il ne passe pas à chercher de nouveaux clients.

Pareil pour l'équipe comptable. Pointer chaque ligne, courir après les justificatifs manquants, corriger les inévitables erreurs de saisie... tout cela représente une perte de productivité énorme. Maintenant, multipliez ce temps perdu par le nombre de salariés et la fréquence de leurs dépenses. L'addition grimpe très, très vite.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Une étude récente a montré qu'en France, plus de 8 cadres sur 10 sont amenés à faire des notes de frais. Le hic ? Le traitement d'une seule note coûte en moyenne 53 euros à l'entreprise. Ajoutez à cela un délai de remboursement qui s'étire souvent entre 20 et 30 jours, et vous comprenez vite pourquoi cela crée des tensions. Si vous souhaitez creuser ces statistiques, ce guide complet sur la gestion des notes de frais est une excellente ressource.

L'impact sur la productivité et le bien-être au travail

Un processus de remboursement lent et archaïque n'est jamais sans conséquence sur le moral des troupes. Attendre des semaines pour récupérer de l'argent avancé, parfois des sommes importantes, peut être une source de stress et donner l'impression que l'entreprise ne se soucie pas de ses salariés.

Optimiser la gestion des notes de frais, ce n'est pas juste améliorer un processus administratif. C'est un moyen concret de renforcer la confiance, d'améliorer l'expérience collaborateur et de libérer du temps pour des tâches qui créent vraiment de la valeur.

À l'inverse, mettre en place un système simple et rapide envoie un message fort : l'entreprise respecte le temps et l'investissement de ses équipes. C'est un levier puissant pour :

  • Accélérer les remboursements, ce qui améliore directement la satisfaction des salariés.
  • Limiter les erreurs de saisie, qui coûtent cher en temps de correction.
  • Permettre aux comptables de se concentrer sur l'analyse financière plutôt que sur des tâches rébarbatives.
  • Garantir la conformité légale et se protéger d'un éventuel redressement URSSAF lié à des justificatifs mal gérés.

Moderniser ce processus n'est donc pas un luxe. C'est un investissement indispensable pour mieux maîtriser ses coûts, mais aussi pour construire un environnement de travail plus serein et performant.

Naviguer dans les règles de l'URSSAF sans stress

Gérer les notes de frais, ce n'est pas seulement empiler des reçus. Pour que les remboursements soient bien exonérés de cotisations sociales, il faut respecter un cadre légal très précis, celui de l'URSSAF. Un petit oubli, une erreur d'interprétation, et ce qui devait être un simple remboursement peut être requalifié en avantage en nature. Et là, bonjour les cotisations et le risque de redressement en cas de contrôle.

Soyons clairs : maîtriser ces règles n'est pas une option, c'est une nécessité absolue pour la santé financière de l'entreprise. L'enjeu est de pouvoir prouver, à tout moment, que chaque euro remboursé correspond à une dépense bien réelle, justifiée, et engagée dans l'intérêt direct de la société.

Remboursement au réel ou allocation forfaitaire : que choisir ?

L'URSSAF vous laisse le choix entre deux grandes méthodes pour rembourser les frais professionnels. Chacune a ses propres règles du jeu, ses avantages et ses inconvénients.

Le remboursement au réel est sans doute le plus répandu. Le principe est simple : l'entreprise rembourse au centime près ce que le salarié a dépensé. Cela demande une rigueur de fer, car chaque dépense doit être prouvée par un justificatif original et détaillé, comme une facture ou un reçu.

L'allocation forfaitaire, de son côté, est une autre paire de manches. On verse une somme fixe au salarié pour couvrir un certain type de dépenses, sans qu'il ait à justifier chaque euro. Les montants sont encadrés par des barèmes fixés par l'URSSAF, qui varient selon la dépense (repas, grand déplacement, etc.). C'est plus simple administrativement, c'est certain, mais c'est aussi moins souple et ça ne s'applique pas à toutes les situations.

Pour y voir plus clair, voici une comparaison directe des deux approches.

Comparaison des types de remboursement de frais professionnels

Ce tableau met en lumière les différences fondamentales entre les deux méthodes autorisées par l'URSSAF, pour vous aider à choisir celle qui correspond le mieux à votre réalité.

CritèreRemboursement au réelAllocation forfaitaire
JustificatifsObligatoires et détaillés pour chaque dépense.Non requis pour justifier le montant, mais il faut prouver la réalité de la situation (ex: déplacement).
PrécisionRemboursement exact des sommes engagées.Estimation basée sur un barème, potentiellement déconnectée du coût réel.
Gestion administrativePlus lourde : collecte, vérification et archivage des reçus.Simplifiée : moins de paperasse à traiter.
FlexibilitéTotale. Couvre toutes les dépenses professionnelles justifiables.Limitée. Applicable uniquement aux situations prévues par les barèmes de l'URSSAF.
Risque de contrôleRisque si les justificatifs sont manquants ou non conformes.Risque si les conditions d'application du forfait ne sont pas respectées.
Exemple d'usageDéjeuner d'affaires avec un client, achat de petit matériel, péages.Indemnité de repas pour un salarié en déplacement, indemnités kilométriques.

En résumé, le choix entre le réel et le forfait n'est jamais anodin. Il a un impact direct sur votre charge administrative, votre contrôle des coûts et même sur l'expérience de vos collaborateurs. Le réel offre une maîtrise parfaite des dépenses mais demande du temps, tandis que le forfait allège la gestion au prix d'une moindre précision.

Les justificatifs : le nerf de la guerre

Un remboursement sans justificatif, c'est la porte ouverte aux ennuis avec l'URSSAF. Chaque dépense doit être appuyée par une pièce comptable en bonne et due forme. Attention, un simple ticket de carte bancaire ne suffit pas, car il ne détaille pas la nature des achats.

Pour être valable, un justificatif doit comporter des mentions essentielles :

  • Le nom du fournisseur
  • La date de la dépense
  • Le détail des produits ou services achetés
  • Le montant total TTC et le détail de la TVA

Pour certaines dépenses, il faut aller plus loin. Une note de frais kilométrique, par exemple, doit impérativement préciser le motif du déplacement, le lieu de la mission, le nombre de kilomètres parcourus et la puissance fiscale du véhicule. Une gestion approximative des justificatifs peut coûter très cher, surtout en cas de contrôle. Pour bien comprendre les risques, n'hésitez pas à lire notre article sur la fausse déclaration URSSAF.

L'infographie ci-dessous parle d'elle-même quand on compare un processus manuel à un système automatisé.

Image

Les chiffres sont sans appel : l'automatisation fait gagner un temps fou, divise le taux d'erreur et réduit drastiquement le coût de traitement de chaque note de frais.

L'archivage à valeur probante, une sécurité devenue indispensable

Depuis 2017, la loi a fait un grand pas en avant : on peut désormais dématérialiser les justificatifs de notes de frais. Mais attention, pas n'importe comment. Il faut respecter des normes strictes pour garantir leur intégrité et leur authenticité. C'est ce qu'on appelle l'archivage à valeur probante.

Concrètement, cela veut dire que vous pouvez enfin jeter ces satanés reçus papier, à condition que votre processus de numérisation soit certifié. Pour cela, le document numérique doit être :

  1. Authentique : on peut garantir l'identité de celui qui l'a émis.
  2. Intègre : le document ne peut plus être modifié une fois créé.
  3. Intelligible : il doit rester parfaitement lisible dans le temps.

Aujourd'hui, opter pour une solution de gestion qui intègre cet archivage à valeur probante n'est plus un luxe. C'est une véritable assurance contre la perte de documents, une façon de simplifier radicalement le stockage et, surtout, une garantie de conformité en cas de contrôle. C'est la clé pour sécuriser toute la chaîne, de la photo prise par le salarié jusqu'à la validation finale en compta.

Bâtir une politique de dépenses qui fonctionne vraiment

Une politique de dépenses claire est votre meilleure alliée pour une gestion saine et transparente des notes de frais. Oubliez les longs documents rébarbatifs que personne ne lit jamais. L'objectif est de poser un cadre de confiance, simple et équitable, pour que chaque collaborateur sache précisément où il met les pieds.

En clarifiant les règles du jeu, on maîtrise les coûts, bien sûr, mais on s'assure surtout que tout le monde est traité sur un pied d'égalité. Et ça, ça désamorce pas mal de frustrations inutiles.

Image

Définir des règles claires et logiques

La première étape, c'est de lister noir sur blanc ce qui est remboursable et ce qui ne l'est pas. Soyez précis pour ne laisser aucune place au doute. Par exemple, un repas avec un client est évidemment pris en charge, mais le mini-bar de l'hôtel, c'est non. Cette clarté évite les malentendus et simplifie la vie des managers qui valident les dépenses.

Ensuite, il faut absolument fixer des plafonds par catégorie. Ces plafonds doivent être réalistes et collés à la réalité du terrain. Un commercial à Paris n'aura pas les mêmes frais de bouche qu'un technicien en déplacement dans une petite ville de province.

Voici quelques exemples de catégories à encadrer :

  • Repas : un plafond pour le déjeuner (seul) et un autre, différent, pour un dîner d'affaires.
  • Hébergement : un montant maximal par nuit, qui peut logiquement varier selon la ville.
  • Transport : on peut encourager les options les plus économiques, comme le train en seconde classe.
  • Indemnités kilométriques : le plus simple est de s'aligner sur le barème officiel de l'URSSAF.

Une bonne politique de dépenses n'est pas là pour fliquer, mais pour guider. Elle doit être vue comme un outil juste et pratique, qui facilite la vie de tout le monde, du salarié sur la route au service comptable.

Fixer des délais de soumission réalistes

Un autre pilier essentiel, c'est le timing. Un collaborateur ne devrait pas attendre six mois pour se faire rembourser ses frais, tout comme l'entreprise ne devrait pas mettre des semaines à le payer. Fixez un délai de soumission clair et ferme, par exemple 30 jours après la date de la dépense.

Ce cadre temporel permet un suivi financier beaucoup plus rigoureux et évite l'avalanche de notes de frais à traiter en fin d'année. Pour que ça marche, le processus de validation et de remboursement derrière doit être tout aussi rapide et efficace.

Prévenir les abus sans tomber dans la paranoïa

La confiance n'exclut pas le contrôle, c'est certain. Mais ce contrôle doit être intelligent. Établir des règles strictes ne sert à rien si personne ne vérifie jamais leur application. Sans un minimum de rigueur, les dérives peuvent coûter très cher. L'exemple de France Télévisions, où une gestion trop laxiste des cartes affaires a mené à des abus importants, est assez parlant. Si vous voulez creuser le sujet, vous pouvez consulter les détails de cette affaire qui a fait grand bruit à l'époque.

L'idée n'est pas de surveiller chaque dépense à la loupe, mais de mettre en place un système qui décourage naturellement les abus. Une solution de gestion moderne, par exemple, peut automatiquement signaler les dépenses hors plafond ou les doublons, ce qui facilite grandement le travail de vérification.

Communiquer pour assurer l'adhésion

Soyons clairs : la meilleure politique du monde est inutile si personne ne la connaît ou ne la comprend. Une fois vos règles établies, la communication est absolument cruciale. Et non, un simple e-mail noyé dans la masse ne suffira pas.

Pour que tout le monde joue le jeu :

  1. Organisez une courte réunion pour présenter la nouvelle politique et répondre aux questions en direct.
  2. Créez un document synthétique et visuel (une seule page, c'est l'idéal) accessible à tous, par exemple sur l'intranet.
  3. Illustrez les règles avec des exemples concrets qui parlent aux salariés dans leur quotidien.
  4. Faites des rappels réguliers, notamment lors de l'intégration des nouveaux arrivants.

En impliquant vos équipes et en expliquant la logique derrière chaque règle, vous transformez une simple contrainte administrative en un véritable projet d'entreprise. Un projet au service d'une gestion plus saine et plus juste pour tout le monde.

Passez à la vitesse supérieure avec les bons outils

La technologie est de loin votre meilleure alliée pour en finir avec le casse-tête des notes de frais. Soyons clairs : abandonner les processus manuels pour des outils modernes n'est plus une simple option. C'est une décision stratégique qui transforme ce qui était un centre de coûts frustrant en un processus fluide et parfaitement maîtrisé.

Le changement le plus spectaculaire ? La fin de la saisie manuelle. Imaginez vos collaborateurs qui prennent simplement une photo de leur reçu avec leur smartphone. En quelques secondes, la magie opère.

La capture intelligente de données, comment ça marche ?

Au cœur de cette petite révolution, on trouve la technologie OCR (Reconnaissance Optique de Caractères). Mais les outils d'aujourd'hui vont bien au-delà. Ils ne se contentent pas de lire le texte ; ils en comprennent le sens. Le montant, la TVA, le nom du fournisseur, la date... tout est automatiquement identifié et rangé dans les bonnes cases.

L'intelligence artificielle joue ici un rôle clé. Les solutions qui intègrent l'OCR ont fait des progrès fulgurants et extraient les informations avec une précision redoutable. Le taux de reconnaissance des données frôle aujourd'hui les 95 %, ce qui accélère le traitement, limite les erreurs humaines et facilite la détection des anomalies. Si le sujet de l'IA dans la gestion des dépenses vous intéresse, cet article vous en dira plus.

Concrètement, cette automatisation élimine une source majeure de frustration et d'erreurs, libérant un temps précieux aussi bien pour vos salariés que pour l'équipe comptable.

Des validations plus rapides grâce aux workflows automatisés

Une fois les données capturées, le vrai gain de temps se situe dans l'automatisation des circuits de validation. Fini les notes de frais qui se perdent sur un bureau ou dans une boîte mail interminable.

Un bon outil de gestion vous permet de créer des circuits d'approbation sur mesure. Par exemple :

  • Validation à plusieurs niveaux : Une dépense est automatiquement envoyée au manager direct. Si elle dépasse un certain seuil, elle remonte ensuite au directeur de département.
  • Notifications instantanées : Les managers reçoivent une alerte sur leur téléphone dès qu'une note de frais attend leur validation. Ils peuvent l'approuver en un seul clic, où qu'ils soient.
  • Politique de dépenses intégrée : Le système applique automatiquement les règles que vous avez définies. Une dépense hors plafond est immédiatement signalée, voire bloquée.

Ce système apporte une fluidité et une traçabilité sans précédent. Chacun sait exactement où en est le processus, ce qui réduit considérablement les délais de remboursement. C'est l'un des piliers de l'automatisation des processus métier, qui cherche à rendre les flux de travail plus efficaces.

Détecter la fraude et analyser les dépenses

L'automatisation ne fait pas qu'accélérer le traitement ; elle le sécurise. L'intelligence artificielle intégrée dans ces solutions est un véritable garde-fou contre la fraude et les erreurs qui peuvent coûter cher.

Un outil moderne n'est pas qu'un simple assistant, c'est un gardien. Il surveille, alerte et analyse, transformant un flot de données brutes en informations stratégiques pour votre entreprise.

Ces systèmes sont capables de :

  1. Identifier les doublons : L'IA repère si un même reçu a été soumis plusieurs fois, même à des dates différentes ou par des personnes distinctes.
  2. Repérer les anomalies : Une dépense anormalement élevée, un restaurant fréquenté un dimanche soir ou un achat effectué en dehors des heures de travail peut déclencher une alerte pour vérification.
  3. Analyser les tendances : Grâce aux tableaux de bord en temps réel, vous avez une vision complète des dépenses. Vous pouvez voir en un coup d'œil quels sont les postes les plus coûteux, suivre les budgets par équipe ou par projet, et prendre des décisions basées sur des faits.

Cette capture d'écran de la solution Bizyness montre bien comment un tableau de bord centralise les informations clés pour un pilotage efficace.

On y voit clairement la répartition des dépenses et les indicateurs importants, ce qui permet de réagir vite et de s'appuyer sur des données fiables.

En centralisant toutes ces informations, vous pouvez par exemple négocier de meilleurs tarifs avec vos fournisseurs les plus sollicités ou ajuster votre politique de dépenses pour qu'elle colle mieux à la réalité du terrain. La gestion des notes de frais passe ainsi d'une corvée administrative à un véritable levier d'optimisation financière. L'investissement dans une solution adaptée est très vite rentabilisé par les gains de productivité, la baisse des erreurs et une meilleure maîtrise des coûts.

Salariés, managers : comment fluidifier le processus ?

Même avec le meilleur logiciel du monde, la gestion des notes de frais reste une affaire humaine. Pour que tout roule, il faut une bonne collaboration entre ceux qui engagent les dépenses et ceux qui les valident. L'idée, c'est de faire de cette corvée administrative un simple réflexe, rapide et indolore pour tout le monde.

Et pour y arriver, pas besoin de révolutionner vos habitudes. Quelques bonnes pratiques suffisent souvent à faire toute la différence. En misant sur la clarté et la responsabilité de chacun, le remboursement devient un processus bien huilé plutôt qu'une source de friction.

Image

Pour les salariés : visez la validation du premier coup

Pour vous qui êtes sur le terrain, l'objectif est simple : faire en sorte que chaque note de frais passe sans encombre, sans allers-retours qui font perdre du temps à tout le monde. Tout commence par la qualité des informations que vous transmettez.

Le justificatif, c'est la base de tout. Une photo floue ou mal cadrée est la cause de refus numéro un. Prenez juste une seconde de plus pour vous assurer que le ticket est bien à plat, sur un fond uni si possible, et que la lumière est bonne. Absolument tout doit être lisible : le montant, la TVA, le nom du commerçant…

Ensuite, soyez limpide dans la description. Un simple « Repas client » ne suffit pas toujours. Préférez quelque chose de plus parlant comme « Déjeuner avec M. Dupont de la société Y pour finaliser le projet X ». Cette petite précision facilite énormément le travail de votre manager et, logiquement, accélère la validation.

Quelques réflexes à adopter pour vous simplifier la vie :

  • Soumettez vos frais au fil de l’eau. N'attendez pas la fin du mois pour tout envoyer en bloc. En traitant vos dépenses au fur et à mesure, vous évitez les oublis et vous facilitez la vie de la compta.
  • Ayez la politique de l'entreprise en tête. Connaître les plafonds et les types de dépenses autorisées, c’est s’éviter de mauvaises surprises.
  • Exploitez les outils à votre disposition. Si votre entreprise propose une application mobile, foncez ! Capturer un reçu en direct prend quelques secondes et vous fera gagner un temps fou.

Pour les managers : validez vite et bien

En tant que manager, vous avez un double défi : être réactif pour ne pas que vos équipes attendent leur remboursement, tout en garantissant que les règles de l'entreprise sont bien respectées. Voyez-vous comme un facilitateur, pas comme un gendarme.

Une bonne astuce est de vous bloquer des créneaux dédiés. Traitez les notes de frais par lots, par exemple chaque matin ou deux fois par semaine. Cela vous évitera d'être interrompu en permanence tout en restant efficace. Les outils de gestion modernes envoient des alertes automatiques ; servez-vous-en pour ne rien laisser traîner.

Valider une note de frais, ce n'est pas juste un acte comptable. C'est un acte de management. En traitant les demandes rapidement, vous montrez à votre équipe que vous lui faites confiance et que vous respectez l'avance de frais qu'elle a faite.

Et si une dépense n'est pas conforme ? La communication est la clé. Plutôt qu'un refus sec, prenez le temps d'expliquer pourquoi, de manière constructive. Par exemple : « Salut, je vois que cette dépense dépasse le plafond prévu. Pour la prochaine fois, pense bien à vérifier les limites définies dans notre politique. » C'est une approche bien plus pédagogique, qui évite les frustrations et aide à mieux intégrer les règles.

Enfin, sachez faire preuve de souplesse. Une situation imprévue peut tout à fait justifier une dépense qui sort du cadre habituel. Dans ce cas, discutez-en avec la personne concernée pour bien comprendre le contexte. Une gestion juste et humaine renforce la confiance et l'engagement, ce qui rendra tout le processus bien plus agréable pour tout le monde.

Les questions que tout le monde se pose sur les notes de frais

Même avec la meilleure organisation du monde, la gestion des notes de frais amène toujours son lot d'interrogations. C'est tout à fait normal. Pour vous aider à y voir plus clair, j'ai rassemblé ici les réponses aux questions qui reviennent le plus souvent sur le terrain.

L'idée, c'est de vous donner des réponses claires et directement utilisables pour débloquer les situations du quotidien.

Comment calculer les frais kilométriques sans se tromper ?

Le calcul des indemnités kilométriques, c'est un classique des sources d'erreurs. Pour l'éviter, il n'y a pas de secret : la seule méthode fiable et acceptée par l'administration est de s'appuyer sur le barème officiel de l'URSSAF, qui est d'ailleurs remis à jour chaque année.

Ce barème croise deux informations clés : la puissance fiscale de votre véhicule (les fameux chevaux fiscaux, ou CV) et le nombre total de kilomètres que vous avez parcourus pour le travail sur l'année.

Pour que tout soit en règle, votre note de frais doit impérativement mentionner le motif du déplacement, les lieux de départ et d'arrivée, et bien sûr la distance exacte. Un conseil simple : utilisez une application GPS comme Waze ou Google Maps pour enregistrer vos trajets. C'est une preuve fiable et difficile à contester.

Il est crucial de se rappeler que ce barème est un forfait. Il couvre déjà tout : le carburant, l'assurance, l'entretien, et même la décote du véhicule (son usure). Vous ne pouvez donc pas ajouter d'autres frais de ce type en plus.

La photo d'un ticket de caisse est-elle vraiment valable ?

Oui, sans l'ombre d'un doute. Depuis une loi passée en 2017, les justificatifs papier ne sont plus obligatoires. Un simple reçu photographié avec un smartphone peut le remplacer, mais attention, il y a une condition non négociable : la numérisation doit garantir ce que l'on appelle l'archivage à valeur probante.

En clair, cela veut dire que votre copie numérique doit être :

  • Identique : une reproduction fidèle de l'original, sans aucune altération.
  • Inaltérable : le fichier ne doit pas pouvoir être modifié une fois qu'il est enregistré.
  • Pérenne : le document doit rester parfaitement lisible au fil des ans.

C'est précisément pour cette raison que l'utilisation d'un outil de gestion spécialisé est plus qu'une bonne idée. Ces solutions sont conçues pour respecter ces contraintes légales à la lettre, vous assurant une tranquillité d'esprit totale en cas de contrôle URSSAF.

Quels sont les délais pour se faire rembourser ?

Sur le papier, la loi est étonnamment souple et donne à l'employeur un délai de prescription de 5 ans pour rembourser une note de frais. Inutile de dire que dans la réalité, faire attendre un collaborateur aussi longtemps est tout simplement impensable.

Une bonne pratique, partagée par la grande majorité des entreprises, est de viser un remboursement sous 30 jours. C'est un délai raisonnable qui est souvent inscrit noir sur blanc dans la politique de dépenses.

Évidemment, cela fonctionne dans les deux sens. Le salarié a aussi le devoir de soumettre ses notes de frais dans les délais fixés par l'entreprise. Un employeur est parfaitement en droit de refuser le remboursement d'une dépense soumise six mois après la date limite prévue par le règlement intérieur. La clé, c'est la réactivité de chaque côté.

J'ai perdu un justificatif, que faire ?

Perdre un reçu, ça arrive même aux plus organisés d'entre nous. La règle de base est simple : "pas de justificatif, pas de remboursement". Heureusement, il existe des solutions pour gérer ces cas exceptionnels.

Le premier réflexe est d'essayer d'obtenir un duplicata auprès du fournisseur. Si ce n'est vraiment pas possible, la plupart des entreprises acceptent une déclaration sur l'honneur.

Ce document, que le salarié doit rédiger et signer, doit expliquer en détail les circonstances de la dépense :

  • La date et le lieu précis.
  • Le montant exact.
  • La nature de l'achat.
  • Et bien sûr, la raison de l'absence du justificatif.

Soyons clairs : cette procédure doit rester l'exception qui confirme la règle. Abuser des déclarations sur l'honneur est le meilleur moyen d'attirer l'attention lors d'un contrôle.


Arrêtez de perdre du temps avec la gestion de vos notes de frais et concentrez-vous sur votre cœur de métier. Bizyness vous propose une solution simple et intuitive pour tout automatiser, de la photo du reçu jusqu'au remboursement, tout en garantissant votre conformité.

Découvrez comment Bizyness peut vous faire gagner du temps dès aujourd'hui

Guide de l'entrepreneur

Téléchargez gratuitement votre ebook rempli de conseils et astuces pour lancer et gérer votre entreprise avec succès.