16/2/2026

Facture en autoliquidation de TVA le guide pour l'e-commerce

Maîtrisez la facture en autoliquidation de TVA. Notre guide complet explique comment l'établir, la comptabiliser et l'automatiser pour votre boutique en ligne.

Une facture en autoliquidation, c'est tout simplement une facture émise sans TVA. Pourquoi ? Parce que le mécanisme fiscal est inversé. Ce n'est plus le vendeur qui collecte la taxe, mais l'acheteur qui la calcule et la déclare directement à l'État. Ce système, souvent appelé "reverse charge" en anglais, simplifie considérablement les transactions B2B à l'international.

Plongée dans le mécanisme de l'autoliquidation de TVA

Un homme travaille sur un ordinateur portable, avec des colis internationaux et des calculatrices sur un bureau, sur fond de carte d'Europe aquarelle.

Au premier abord, le concept d'autoliquidation de la TVA peut paraître un peu abstrait. Pourtant, l'idée de base est très simple : on transfère la responsabilité de la collecte de la TVA du fournisseur vers le client. C'est l'inverse du schéma classique où le vendeur facture la TVA, l'encaisse, puis la reverse sagement au Trésor Public.

Prenons un exemple concret. Imaginez que vous gérez une boutique e-commerce et achetez votre stock auprès d'un fournisseur en Allemagne. Sans l'autoliquidation, ce fournisseur devrait s'immatriculer à la TVA en France, facturer avec la TVA française et la déclarer ici. Un véritable casse-tête administratif qui mettrait un sérieux coup de frein aux échanges commerciaux.

L'autoliquidation est une solution pragmatique : elle rend l'acheteur, aussi appelé "preneur", directement responsable de la TVA sur son achat. Il devient, en quelque sorte, son propre collecteur d'impôt pour cette opération précise.

Ce mécanisme est absolument essentiel pour fluidifier le commerce au sein de l'Union européenne, et même au-delà. Il garantit que la TVA est bien payée dans le pays où le bien ou le service est consommé, tout en allégeant les formalités pour les entreprises étrangères.

Le tableau ci-dessous résume les bénéfices de ce système pour les deux parties impliquées dans une transaction internationale.

Avantages de l'autoliquidation pour les transactions B2B internationales

Partie concernéePrincipal avantageImpact concret
Acheteur françaisSimplicité d'achat à l'étrangerReçoit une facture HT, gère la TVA via sa propre déclaration sans décaissement de trésorerie. Pas besoin de demander un remboursement de TVA étrangère.
Vendeur étrangerAccès facilité au marché françaisN'a pas besoin de s'immatriculer à la TVA en France ni de gérer les déclarations fiscales françaises pour ses ventes B2B.

Ce système gagnant-gagnant est au cœur de la simplification du marché unique européen.

Le principe de "l'inversion du redevable"

Le jargon administratif parle d'"inversion du redevable". Très concrètement, quand vous recevez une facture en autoliquidation, elle affiche un montant total Hors Taxes (HT). C'est à vous, l'acheteur français, de jouer votre rôle :

  • Calculer la TVA : Vous devez appliquer le taux de TVA français en vigueur (généralement 20 %) sur le montant HT de la facture.
  • Déclarer la TVA : Sur votre déclaration de TVA (le fameux formulaire CA3), vous allez inscrire ce montant à deux endroits : une fois dans la case "TVA collectée" et une autre fois dans la case "TVA déductible".

Pour la plupart des entreprises qui ont un droit à déduction complet, l'opération est blanche, financièrement neutre. La TVA "due" est immédiatement annulée par la TVA "déductible". L'impact sur votre trésorerie est donc nul. L'essentiel est de ne pas oublier ce jeu d'écritures comptables et déclaratives.

Pourquoi c'est un sujet capital pour les vendeurs en ligne ?

Pour un e-commerçant, l'autoliquidation n'est pas une lointaine notion fiscale. C'est une réalité quasi quotidienne. Que vous vendiez via Shopify, Amazon ou votre propre site, vous êtes constamment face à des transactions internationales :

  • Achat de stock chez des fournisseurs européens.
  • Dépenses publicitaires sur des plateformes comme Meta ou Google, souvent facturées depuis leur siège en Irlande.
  • Abonnements à des logiciels SaaS étrangers pour piloter votre boutique, votre marketing ou votre logistique.

Chacune de ces opérations B2B est presque systématiquement soumise à l'autoliquidation de la TVA. Ignorer ou mal maîtriser ce mécanisme, c'est s'exposer à des erreurs de déclaration, des oublis qui coûtent cher et, à terme, des pénalités fiscales.

Pour bien comprendre les fondements légaux, n'hésitez pas à consulter notre article qui décortique l'article 283 du CGI sur l'autoliquidation de TVA. Maîtriser ce système est une compétence indispensable pour sécuriser la gestion de votre activité et garantir votre conformité.

Dans quels cas concrets s'applique l'autoliquidation pour un vendeur en ligne ?

Une pile de colis, un smartphone affichant un Bitcoin et un ordinateur portable avec un icône de cloud sur fond blanc.

Pour un e-commerçant, l'autoliquidation de la TVA n'a rien d'un concept fiscal abstrait. C'est une réalité du quotidien, bien plus fréquente qu'on ne l'imagine. La première étape pour être en règle est de savoir repérer précisément les transactions qui y sont soumises.

Loin d'être une exception, ce mécanisme concerne des pans entiers de votre activité, de l'achat de marchandises à vos dépenses publicitaires. Bien comprendre ces scénarios vous permet de maîtriser vos obligations déclaratives et d'éviter des erreurs qui peuvent coûter cher.

Analysons ensemble trois situations majeures où une facture en autoliquidation est la norme pour toute entreprise de vente en ligne.

Les acquisitions intracommunautaires de biens

C'est le cas d'école pour tout e-commerçant. Vous achetez votre stock ou vos matières premières auprès d'un fournisseur basé dans un autre pays de l'Union européenne ? Alors, vous êtes en plein dedans. Que vous vendiez via Shopify, Amazon ou votre propre site, il y a de fortes chances que vous vous approvisionniez en Allemagne, en Espagne ou en Italie.

La règle est simple : lorsqu'une entreprise française assujettie à la TVA achète des produits à une autre entreprise assujettie dans un État membre, on parle d'acquisition intracommunautaire. Votre fournisseur européen doit alors vous facturer sans TVA.

  • Votre fournisseur vérifie la validité de votre numéro de TVA intracommunautaire et vous envoie une facture Hors Taxes (HT).
  • De votre côté, en tant qu'acheteur, vous devez calculer la TVA française sur ce montant et la déclarer à l'administration fiscale via votre déclaration CA3.

Pour y voir plus clair : Votre boutique Shopify achète pour 5 000 € de produits à un grossiste au Portugal. Ce dernier vous envoie une facture de 5 000 € HT. Sur votre déclaration de TVA, vous allez calculer le montant de la TVA française (20 %), soit 1 000 €, que vous inscrirez à la fois en TVA collectée et en TVA déductible. Résultat : l'opération est totalement neutre pour votre trésorerie.

Ce système a le mérite de simplifier les échanges commerciaux en évitant à votre fournisseur portugais de se débattre avec les subtilités de la TVA française.

Les prestations de services B2B à l'international

Ce cas de figure est quasi-systématique pour n'importe quel business en ligne aujourd'hui. Il englobe toutes les dépenses liées à des services fournis par des sociétés basées à l'étranger, que ce soit dans l'UE ou ailleurs.

Pensez simplement à vos factures récurrentes :

  • Publicité en ligne : Les factures de Meta (Facebook, Instagram) ou Google Ads proviennent généralement de leur siège social en Irlande. Elles sont donc émises sans TVA et doivent être autoliquidées.
  • Abonnements logiciels (SaaS) : Votre outil d'emailing, votre plateforme de gestion de projet ou votre logiciel de design est souvent facturé par une société américaine, irlandaise ou autre.
  • Commissions de marketplaces : Si vous vendez sur une plateforme dont la maison mère est à l'étranger, ses commissions de service obéissent à la même logique.

Dans chacune de ces situations, le prestataire vous facture Hors Taxes. C'est à vous qu'il revient de calculer et déclarer la TVA correspondante en France. Oublier cette étape est l'une des erreurs les plus communes et les plus facilement redressées par l'administration fiscale.

Le cas spécifique de la sous-traitance

Un peu moins évident, mais tout aussi crucial, le mécanisme d'autoliquidation s'applique aussi dans le secteur de la sous-traitance. C'est un scénario courant pour les marques D2C en pleine croissance qui délèguent une partie de leur production ou de leurs services. Lorsqu'une entreprise (le donneur d'ordre) confie des travaux à un sous-traitant en France, c'est au donneur d'ordre de s'acquitter de la TVA.

Le sous-traitant établit une facture HT, en y ajoutant la mention "autoliquidation". L'entreprise cliente, elle, déclare la TVA sur sa propre déclaration. Par exemple, pour une prestation de 10 000 € HT, cela représente 2 000 € de TVA à autoliquider. Ce dispositif est avant tout un outil de lutte contre la fraude à la TVA, un manque à gagner colossal estimé à 9,5 milliards d'euros en France. La future réforme de la facturation électronique vise d'ailleurs à renforcer ce contrôle. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter ce guide sur l'autoliquidation de TVA et ses subtilités.

Savoir identifier ces situations est une compétence clé pour tout entrepreneur. Heureusement, des outils comme Bizyness, connectés à vos plateformes de vente et à vos comptes bancaires, peuvent automatiser cette détection, générer les bonnes écritures comptables et sécuriser votre conformité fiscale sans que vous ayez à y penser.

Comment établir une facture en autoliquidation qui soit en règle ?

Rédiger une facture, ça paraît simple. Pourtant, une petite erreur sur une facture en autoliquidation peut vite se transformer en casse-tête administratif, voire en sanction fiscale. Pour rester serein, chaque détail compte. La logique est simple : puisque vous transférez la responsabilité de la TVA à votre client, votre facture doit lui fournir toutes les cartes pour qu'il puisse la déclarer correctement.

Une facture bien faite n'est pas qu'un simple papier commercial. C'est avant tout une preuve juridique. En cas de contrôle, c'est ce document qui justifiera pourquoi vous n'avez pas collecté de TVA. Voyez-la comme votre bouclier, la preuve que vous avez suivi les règles du jeu.

Les mentions obligatoires à ne jamais oublier

Pour qu'une facture en autoliquidation soit valable, elle doit inclure quelques mentions spécifiques en plus des informations classiques (date, numéro, identité des parties, etc.). Un seul oubli, et c'est toute la facture qui peut être remise en cause.

Voici les trois piliers d'une facture d'autoliquidation en béton :

  1. Les numéros de TVA intracommunautaire : Le vôtre, bien sûr, mais surtout celui de votre client. C'est l'élément clé qui prouve que l'échange se fait bien entre deux entreprises assujetties dans l'Union Européenne, justifiant ainsi le recours à ce mécanisme.

  2. L'absence totale de TVA : Votre facture doit être limpide. Elle doit afficher des montants Hors Taxes (HT), et le total à payer doit correspondre exactement à ce montant HT. Ni taux, ni montant de TVA ne doivent apparaître.

  3. La mention légale, noir sur blanc : C'est le point crucial. Vous devez impérativement indiquer que l'opération est en autoliquidation. Cette phrase informe officiellement votre client qu'il est maintenant redevable de la taxe.

La formule consacrée est simple mais redoutablement efficace : "Autoliquidation par le preneur" ou tout simplement "Autoliquidation". Dans le cas d'une livraison de biens, la mention plus formelle est : "Exonération de TVA, article 262 ter I du CGI". Pour creuser le sujet, vous pouvez consulter notre guide complet sur la mention d'autoliquidation de TVA.

Ces éléments ne sont pas de simples suggestions, ils sont le fondement de votre conformité fiscale.

L'impact de la facturation électronique

Préparez-vous, car la manière de facturer va radicalement changer avec l'arrivée de la facturation électronique obligatoire en France. Cette réforme, qui se déploiera entre 2026 et 2027, a un impact direct sur la gestion des factures en autoliquidation.

Dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques. Les PME auront jusqu'au 1er septembre 2027 pour en émettre. Pour une opération en autoliquidation, typique pour un vendeur Amazon FBA qui s'approvisionne hors de France, la facture électronique devra inclure des champs spécifiques pour la mention "autoliquidation" et le numéro de TVA du client. L'objectif ? Faciliter le pré-remplissage des déclarations de TVA. Pour en savoir plus, la documentation officielle sur la réforme est une bonne ressource.

Ce virage numérique vise à simplifier la vie des entreprises, mais aussi à lutter plus efficacement contre la fraude, qui représente un manque à gagner de 9,5 milliards d'euros par an en France.

Checklist des mentions obligatoires pour une facture en autoliquidation

Pour vous aider à ne rien oublier, nous avons préparé un tableau qui récapitule les points à vérifier avant d'envoyer votre facture. Considérez-le comme votre dernière vérification avant décollage.

Mention obligatoireExemple ou explicationRisque en cas d'oubli
N° TVA intracom. du clientDoit être valide. Pensez à le vérifier sur la base VIES de la Commission Européenne.L'opération peut être requalifiée en vente taxable, avec un redressement de TVA à la clé.
Mention "Autoliquidation"Indiquez "Autoliquidation par le preneur" ou la référence à l'article du CGI.Amende fiscale et remise en cause de l'exonération de TVA.
Montants affichés en HTLe total à payer doit être le montant Hors Taxes. Pas de TVA.Confusion pour le client, qui risque une erreur dans sa déclaration (et vous aussi).
Identités complètesNom, adresse, SIREN du vendeur et de l'acheteur.La facture est non conforme et peut être rejetée par l'administration fiscale du client.

En suivant ces règles à la lettre, vous sécurisez vos transactions et dormez sur vos deux oreilles. Des outils comme Bizyness vont plus loin en automatisant la création de ces factures : ils intègrent systématiquement les bonnes mentions et vérifient les informations pour vous. La conformité, sans y penser.

Maîtriser la comptabilisation et la déclaration de TVA

Bien appliquer l’autoliquidation en comptabilité n'est pas juste une bonne pratique, c'est une obligation. Heureusement, le mécanisme est bien plus simple qu'il n'en a l'air. L'objectif est de rendre l'opération totalement neutre pour votre trésorerie, tout en s'assurant que la TVA soit correctement déclarée à l'État.

Le secret ? Un jeu d'écritures qui s'annulent mutuellement. La TVA que vous êtes censé collecter sur votre achat est immédiatement contrebalancée par le droit de la déduire. C'est une opération blanche sur le plan financier, mais indispensable sur le plan comptable.

Le jeu d'écritures comptables de l'autoliquidation

Concrètement, quand vous recevez une facture en autoliquidation, votre comptabilité doit enregistrer deux mouvements de TVA en même temps :

  • Une TVA collectée : vous allez créditer un compte de TVA due. Pour un achat au sein de l'UE, ce sera souvent le compte 4452 "TVA due intracommunautaire".
  • Une TVA déductible : simultanément, vous débitez un compte de TVA déductible, par exemple le 445662 "TVA déductible sur acquisitions intracommunautaires".

Pour la plupart des entreprises, les deux montants sont strictement identiques. L'un annule l'autre. L'impact sur votre trésorerie est donc nul, mais cette double écriture est essentielle pour la traçabilité de l'opération aux yeux de l'administration fiscale.

L'autoliquidation de la TVA est un mécanisme clé pour les entreprises françaises, surtout celles qui vendent en ligne, comme les e-commerçants sur Shopify ou Amazon. Imaginez un achat de 1 000 € HT chez un fournisseur européen : vous devez autoliquider 200 € de TVA (au taux de 20 %). Omettre cette étape vous expose à une amende de 5 % du montant oublié.

Comment déclarer correctement sur le formulaire CA3

Même si l'opération ne vous coûte rien, elle doit absolument figurer sur votre déclaration de TVA, le fameux formulaire CA3. C'est là que l'administration fiscale vérifie que vous jouez bien le jeu.

Sur ce formulaire, il est crucial de reporter les montants dans les bonnes cases pour que tout s'équilibre.

Par exemple, pour une acquisition intracommunautaire, vous inscrirez le montant HT de votre achat à la ligne 03, "Acquisitions intracommunautaires". Le formulaire calculera alors automatiquement la TVA correspondante. Cette TVA viendra s'ajouter à votre TVA collectée, mais vous pourrez la déduire un peu plus bas, rendant l'opération neutre.

Ce petit schéma résume bien les points de contrôle essentiels sur une facture soumise à ce régime.

Diagramme montrant les étapes de la facture en autoliquidation : identifiants, mention, montant HT.

Ce flux simple montre bien l'importance de vérifier les numéros de TVA, d'inscrire la bonne mention légale et de facturer uniquement en hors taxe. Pour aller plus loin, notre article sur le calcul de la TVA intracommunautaire est une excellente ressource.

L'automatisation, la clé de la sérénité

Gérer ces écritures et déclarations à la main, c'est non seulement une perte de temps, mais c'est aussi prendre le risque de faire des erreurs. Un oubli, une inversion de chiffres, et vous attirez l'attention de l'administration fiscale. C'est précisément là que des outils comme Bizyness deviennent de vrais alliés.

En se connectant à vos plateformes de vente (Shopify, Amazon) et à vos solutions de paiement (Stripe, PayPal), Bizyness identifie automatiquement les transactions qui nécessitent une autoliquidation. Il génère ensuite les écritures comptables qui s'annulent, sans que vous n'ayez rien à faire.

Le résultat ? Une comptabilité fiable, un gain de temps considérable et une conformité fiscale assurée. Vous pouvez enfin vous concentrer sur ce qui compte vraiment : développer votre e-commerce, l'esprit tranquille.

Automatiser la gestion de l'autoliquidation avec Bizyness

Tableau de bord sur ordinateur portable avec icônes de commerce, facturation et cloud, représentant un processus d'entreprise numérisé.

Gérer manuellement chaque facture en autoliquidation, c'est un peu le parcours du combattant pour un entrepreneur. Chaque facture d'un fournisseur européen, chaque dépense pub sur Meta ou Google, chaque abonnement à un logiciel étranger doit être repéré, vérifié, puis traité comptablement. C'est une source de stress permanente, où le risque d'erreur peut coûter cher en pénalités.

Face à cette complexité, l'automatisation n'est plus une simple option, c'est une nécessité pour sécuriser son activité et sa croissance. C'est justement la mission de Bizyness : transformer ces tâches répétitives et à risque en un processus fluide et totalement fiable.

La gestion de l'autoliquidation va au-delà de la simple comptabilité. C'est une question de sérénité. En automatisant, vous ne gagnez pas seulement du temps ; vous éliminez le doute constant lié à la conformité fiscale.

En connectant simplement vos outils (e-commerce, paiements), vous laissez la plateforme prendre le relais. La promesse est claire : vous vous concentrez sur ce que vous faites de mieux, pendant que la mécanique fiscale tourne en arrière-plan, sans le moindre accroc.

Comment ça marche ? L'identification automatique des transactions

La première étape, et sans doute la plus critique, c'est de repérer chaque opération soumise à l'autoliquidation. C'est là que la magie des intégrations de Bizyness opère. Une fois que vous avez connecté vos comptes Shopify, Amazon, Stripe ou PayPal, la plateforme se met à scanner vos flux financiers en continu.

Elle ne se contente pas de voir une sortie d'argent. Bizyness identifie l'origine du fournisseur, vérifie s'il est basé à l'étranger et fait la distinction entre une acquisition de biens et une prestation de services.

  • Dépenses publicitaires : Les factures de Meta, basées en Irlande, sont instantanément reconnues.
  • Achats de stock : Une facture d'un grossiste allemand est immédiatement taguée comme acquisition intracommunautaire.
  • Abonnements SaaS : Les paiements pour des logiciels américains sont également détectés et catégorisés correctement.

Cette reconnaissance intelligente vous épargne le tri manuel fastidieux de vos factures d'achat. Le système fait le travail pour vous, 24h/24, et s'assure qu'aucune opération ne passe entre les mailles du filet.

La génération des écritures comptables, sans effort

Une fois qu'une transaction est identifiée, la deuxième phase s'enclenche : la génération des écritures comptables. C'est là que le gain de temps et la sécurité deviennent palpables.

Bizyness applique automatiquement le bon taux de TVA français (souvent 20 %) sur le montant hors taxes de la facture. Ensuite, il génère le jeu d'écritures qui neutralise l'opération pour votre trésorerie, exactement comme l'exige l'administration fiscale.

  1. Calcul de la TVA : La plateforme applique le taux de 20 % (ou le taux réduit/intermédiaire applicable) au montant de la facture.
  2. Création de la TVA collectée : Une écriture est passée au crédit du compte de TVA due (par exemple, le compte 4452).
  3. Création de la TVA déductible : Simultanément, une écriture est passée au débit du compte de TVA déductible (par exemple, le compte 445662).

Ce processus est entièrement automatisé. Fini, le casse-tête des numéros de compte ou la peur d'oublier l'une des deux écritures. La plateforme garantit la cohérence et la conformité de votre comptabilité, tout simplement.

Quel est le bénéfice concret pour votre entreprise ?

L'impact de cette automatisation est direct et mesurable. Au-delà de la simple conformité, c'est toute votre gestion d'entreprise qui monte d'un cran.

Le premier bénéfice, c'est la sérénité fiscale. Vous avez la certitude que chaque facture en autoliquidation est traitée dans les règles de l'art, ce qui réduit drastiquement le risque de redressement en cas de contrôle. C'est une tranquillité d'esprit qui n'a pas de prix.

Le deuxième avantage, c'est une visibilité financière en temps réel. Vos données comptables sont toujours à jour. Vous obtenez une image claire et précise de votre rentabilité et de vos charges, sans devoir attendre le bilan de fin d'année.

Enfin, et c'est peut-être le plus important, vous libérez un temps précieux. Le temps que vous passiez à traquer, vérifier et comptabiliser ces opérations peut maintenant être réinvesti là où il a le plus d'impact : développer vos produits, affiner votre marketing ou chouchouter vos clients. Avec Bizyness, la complexité de l'autoliquidation devient un simple rouage bien huilé au service de votre croissance.

Vos questions fréquentes sur la facture en autoliquidation

Même en ayant bien compris le principe, des questions très concrètes sur la facture en autoliquidation finissent toujours par se poser. C'est tout à fait normal. L'idée ici est de répondre directement aux situations les plus courantes pour dissiper les derniers doutes et que vous soyez parfaitement à l'aise.

Voyez cette section comme une boîte à outils de réponses rapides. L'objectif est simple : vous donner les bons réflexes pour gérer ces cas de figure sans stress et, surtout, en toute conformité.

Mon fournisseur a facturé la TVA par erreur, que faire ?

C'est un grand classique, surtout quand on travaille avec de nouveaux partenaires. Imaginez : un fournisseur européen vous envoie une facture pour une opération qui devrait être en autoliquidation, mais il a ajouté la TVA de son pays. Le premier réflexe est crucial : ne payez surtout pas cette TVA.

Voici la marche à suivre, calmement et méthodiquement :

  1. Contactez votre fournisseur sans attendre : Expliquez-lui simplement que pour une transaction B2B entre deux pays de l'UE, le mécanisme d'autoliquidation s'applique et que sa facture est donc incorrecte.
  2. Exigez une facture rectificative : Le fournisseur doit annuler la première facture et vous en envoyer une nouvelle. Celle-ci doit être Hors Taxes (HT) et porter la mention "Autoliquidation", avec votre numéro de TVA intracommunautaire bien visible.
  3. Ne vous embourbez pas dans la TVA étrangère : Payer cette TVA vous forcerait à lancer une procédure de remboursement auprès du fisc du pays concerné. Croyez-moi, c'est souvent un parcours du combattant, long et complexe.

Il faut vraiment agir vite. Si vous payez la facture en l'état, vous vous exposez à un double problème : vous risquez de ne jamais revoir la couleur de la TVA étrangère payée pour rien, et en plus, vous restez redevable de la TVA en France via l'autoliquidation que vous auriez dû faire. En bref, vous payeriez deux fois.

Comment obtenir un numéro de TVA intracommunautaire ?

Ce numéro, c'est un peu votre passeport pour le commerce en Europe. Sans lui, pas d'autoliquidation possible, c'est aussi simple que ça.

Heureusement, l'obtenir est en général assez simple.

  • Si votre entreprise est déjà assujettie à la TVA (au régime réel normal ou simplifié) : Bonne nouvelle, vous n'avez rien à faire. Le Service des Impôts des Entreprises (SIE) vous attribue automatiquement ce numéro dès l'immatriculation. Il se compose du code "FR", d'une clé à deux chiffres et de votre numéro SIREN.

  • Si vous êtes en franchise en base de TVA (cas des micro-entrepreneurs, par exemple) : Vous n'en possédez pas par défaut. Vous devez en faire la demande expresse à votre SIE dès que vous commencez à faire des achats ou des ventes de services à des entreprises dans l'UE. Rassurez-vous, cette démarche ne remet absolument pas en cause votre franchise pour vos ventes en France.

Un dernier conseil : une fois que vous l'avez, prenez l'habitude de toujours vérifier la validité du numéro de TVA de vos partenaires européens via le service en ligne VIES mis à disposition par la Commission européenne. C'est une vérification rapide qui vous évitera bien des ennuis.

Comment gérer l'autoliquidation pour les services numériques ?

Pour tous ceux qui vendent en ligne, les services numériques sont le pain quotidien : les pubs sur Meta ou Google, les abonnements à des logiciels SaaS, les commissions des marketplaces... La règle est limpide : ces prestations de services B2B, quand elles viennent de l'étranger, sont quasiment tout le temps soumises à l'autoliquidation.

Le mécanisme ne change pas. Vous allez recevoir une facture sans TVA, et ce sera à vous de calculer la TVA française et de la reporter sur votre déclaration CA3. Comme vous pouvez la déduire en même temps, l'impact sur votre trésorerie est nul.

Le vrai piège, c'est le volume. On parle souvent de nombreuses petites factures, et il est très facile d'en oublier une. Mais ces petits oublis, accumulés, peuvent vite faire une somme conséquente qui ne manquera pas d'attirer l'attention en cas de contrôle fiscal. L'automatisation devient alors votre meilleure amie pour être sûr que rien ne passe entre les mailles du filet.


Naviguer dans les détails de l'autoliquidation, c'est logique, mais ça peut vite devenir une usine à gaz à gérer manuellement. Bizyness a été pensé pour vous libérer de cette charge mentale. Notre plateforme repère automatiquement les opérations à autoliquider, passe les bonnes écritures et fiabilise vos déclarations. Vous gagnez en sérénité et en temps pour vous concentrer sur ce qui compte vraiment : votre business. Découvrez comment Bizyness peut simplifier votre comptabilité dès aujourd'hui.

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